Dépasser ses peurs : et si c’était facile ?

Dépasser ses peurs … Vous avez déjà dû entendre ça quelque part, non ?

Facile à dire, mais difficile à faire.

Et si on pensait différemment pour y arriver ?

 

Nous sommes régulièrement le jouet de ce que nous pensons

La plupart du temps, nous n’y prenons pas garde, car ce sont des fonctionnements automatiques…

Et cela nous arrive mille fois par jour.

Nous enregistrons tout le temps une foule d’informations, et en fonction de nos doutes et de nos peurs, nous allons les rassembler pour en faire une histoire vraie.

Celle qui nous explique parfois qu’on ne peut pas y arriver.

Donc si vous avez un rêve, qui dépasse vos possibilités actuelles de le réaliser…

Vous allez peut-être rapidement renoncer.

Non pas parce que ce n’est pas réalisable…

Juste parce que cela vous semble irréalisable.

Fiction ou réalité ?

Il existe des situations où ce n’est pas réel pour vous, mais votre cerveau vous pousse à ressentir ce que vous percevez presque aussi précisément que si c’était vrai.

Prenons en exemple le fonctionnement en miroir de nombreux systèmes de neurones dans le cerveau humain :

  • Visuel : si je vous vois vous tordre la cheville en trébuchant sur le trottoir, je vais ressentir votre souffrance, comme s’il cela m’arrivait.
  • Auditif : si mon frère me parle de la fois où on avait mangé toutes les noix ramassées un soir d’automne dans le jardin de nos grands-parents, je vais littéralement entendre le bruit des noix qu’on avait cassées avec un caillou par terre…
  • Synestésique : si je me rappelle de sa grimace de dégoût, parce que les noix trop fraîches étaient amères, je vais éprouver cette sensation d’amertume dans la bouche.

Dès notre venue au monde…

Notre système psychique s’est intégralement constitué en empathie.

Si vous souriez à un bébé, il va sourire. Si vous criez il va se crisper…

Cette fonction miroir sert :

  • A entrer en résonance aimable avec autrui
  • A se défendre

C’est un système de défense quasiment CABLÉ, qui nous empêche souvent de prendre du temps pour réfléchir parce que parfois, réfléchir peut nous coûter cher.

 

2 systèmes automatiques de reconnaissance

 

 

Daniel Kahneman est un psychologue, devenu prix nobel d’économie en 2002 (ben oui, vous voyez bien : tout peut arriver…).

Il a écrit un livre très intéressant au sujet du traitement de l’information dans notre cerveau (système 1 et système 2 : les deux vitesse de la pensée – 2011).

Prenons un exemple : vous recevez une information (ou vous pensez à un truc, tout seul dans votre coin).

Kahneman décrit qu’à ce moment-là, notre pensée suit un cheminement particulier, et les informations que nous percevons peuvent prendre le cours de deux chemins différents :

1 – Le sytème 1 :

C’est un système de traitement de pensée ultra rapide (moins de 100 millisecondes),  mais qui a le principal défaut d’être approximatif.

Les informations vont transiter par les voies qui officient dans la partie qualifiée d’archaïque de notre cerveau.

Celle qui analyse des données, pour savoir si l’information est inoffensive ou dangereuse.

Donc dans un premier temps, ces voies (voix ?) dans notre cerveau vont nous permettre d’arriver à une première conclusion, assez binaire ma foi : dangereux ou pas dangereux?

Ce système 1, utltra rapide donc,  va nous permettre de préparer instinctivement les actions à mener en cas de danger : fuir, attaquer ou « faire le mort », en mode « je suis mort, tu ne peux pas me manger, donc passe ton chemin ».

Et parfois, nous jugeons instinctivement que l’information est dangereuse pour notre survie.

Nous n’allons donc pas prendre le temps de l’examiner sous toutes les coutures. Le premier réflexe « de précaution » est de considérer qu’il y a danger.

Et nous allons nous carapater aussi vite que nous le pouvons.

Game over pour l’information si au final elle est bonne. C’est notre système 1 qui l’a décidé..

Mais avec un peu de chance, l’information peut continuer son chemin pour être analysée par l’autre système de pensée.

2 – Le système 2

Plus lent et plus complexe : il utilise les fonctions du néocortex.

C’est la zone de notre cerveau que l’on attribue le plus souvent à ce qui fait des humains les n° 1 de la chaîne alimentaire, alors qu’on est tous petits, qu’on ne court pas vite, et que l’on est dépourvus d’ailes, de carapace ou de piquants.

Le top du top donc, capable de réflexion, d’analyse, de calcul et de stratégie.

L’information va alors passer par le tamis des éléments acquis et mémorisés, pour nous permettre d’identifier l’action (réfléchie cette fois) que nous allons mettre en place.

C’est là que nous sommes éventuellement en mesure de « prendre du recul » vis à vis de la nouvelle information.

Sauf que cette prise de recul reste très subjective.

Parce qu’au travers de tout cela, des éléments viennent se placer au milieu de notre chemin de pensée.

Au risque de biaiser ces raisonnements que nous pensions pourtant intelligents.

Ces éléments véritables moteurs de nos actions, ce sont nos convictions (ou nos croyances).

 

La force des croyances

L’essentiel de notre vie est gouverné par des croyances sur :

  • Nos possibilités
  • La réussite
  • Notre bonheur

Ces croyances sont recueillies inconsciemment au fil des années et elles fixent (qu’on le veuille ou non) la plupart de nos pensées et comportements.

Alors quand cela nous fait du bien, tant mieux.

Mais parfois, le résultat peut pénaliser nos développements.

Et limiter nos possibilités d’évolution.

Dans ces cas-là, il peut valoir le coup de faire preuve de discernement, et de faire un peu de ménage dans nos croyances…

Et ce, même si en général nous sommes persuadés que nous raisonnons logiquement, en réalité nous ne faisons que suivre un système de croyances.

Tellement ancré qu’il est devenu invisible à nos yeux.

Et une fois encore, nous en sommes le jouet. A nos risques et périls.

 

Reconsidérer ses croyances négatives

Alors si nous n’avons pas la vie qu’on aimerait avoir, il peut-être bon de reconsidérer certaines de nos croyances et de nous assurer :

  • Qu’elles nous sont utiles
  • Et qu’elles sont efficaces

Car elles sont le fruit de notre parcours et de notre histoire.

De la famille, de l’éducation, de la religion, de la politique, des médias…

Donc, aujourd’hui, si vous vous sentez à l’étroit dans votre boulot, si vous avez envie de changer, ou si vous pensez que votre salaire est insuffisant…

Et si vous voulez réussir, il est temps de réfléchir à ce qui vous a amené à cette situation.

Et de se débarrasser de certaines croyances.

 

Faire le ménage de temps en temps….

Les croyances sont des filtres, préétablis et très organisés, de notre perception du monde.

Nous les accumulons depuis TOUJOURS,  et certaines nous sont même souvent transmises en héritage.

Nous les conservons, alors qu’elles ne nous sont d’aucune utilité.

Elles ont pu nous convenir hier, et ne plus être d’actualité.

Il est donc important de faire le choix de nos  croyances aujourd’hui, pour qu’elles nous soient utiles demain.

Il convient alors de nous « désidentifier » des croyances limitantes :

Ce ne sont pas les circonstances de la vie qui font que nous nous sentons bien ou pas, ce sont les pensées que nous avons sur ces circonstances!

 

Croyances = boussole

Les croyances sont les directives qui régissent notre cerveau.

Et quand nous pensons que quelque chose est vrai, c’est comme si nous donnions un ordre au cerveau.

L’ordre sur la façon de nous représenter les évènements.

Lorsque nous croyons que quelque chose est vrai, nous nous mettons dans un état qui permet qu’elle le soit.

Les croyances nous permettent alors de capter nos ressources et de les mettre au service de la réalisation de ce que nous croyons.

Si vous vous dites que vous êtes capable d’accomplir telle ou telle action…

Ou si vous vous dites que vous en êtes incapable :

 

Vous aurez toujours RAISON

Les 2 types de croyances ont exactement la même puissance.

L’histoire de l’humanité est celle des croyances.

Et oui, l’existence des croyances chez les souris reste à prouver.

Si nous voulons modifier nos comportements, il semble utile de réfléchir à nos croyances.

Si nous voulons atteindre l’excellence, ou le bien-être,  il est nécessaire de modeler nos croyances sur celles des individus parvenus à cette excellence.

Car le cerveau ne fait que ce qu’on lui dit!!

Et si on ne lui montre pas ce qu’il peut faire différemment, il continue comme avant!

 

Placebo vs nocebo

  • PLACEBO : préparation dépourvue de tout produit actif, utilisée à la place d’un médicament pour son effet psychologique.
  • NOCEBO : apparition d’effets indésirables, bénins, d’origine surtout psychologique, après administration d’un médicament inactif ou qui ne peut lui-même produire ces effets. (définition du Larousse)

 

Dans tous les exemples trouvés à ce sujet, la constante qui a le plus fortement affecté les résultats est la CROYANCE, le message systématique et cohérent transmis au cerveau et au système nerveux.

La croyance n’est rien d’autre qu’un état, une représentation interne qui gouverne le comportement.

 

Croyance dynamisante vs croyance limitante

  • Si je crois à la réussite, je vais trouver en moi le POUVOIR de l’atteindre (effet placebo).
  • Si je crois à l’échec, j’aurais tendance à y aboutir (effet nocebo).

Il était jusque-là inconscient, mais c’est un choix

Une fois que vous prenez conscience que vous pouvez CHOISIR une croyance qui vous limite ou une croyance qui vous soutient…

Vous pouvez parvenir au bien-être en favorisant les croyances positives et ECARTER les croyances qui vous entravent.

 

Vous être le SEUL maître à bord

 

Car TOUT ce que vous avez vu, dit, entendu, senti, ressenti ou touché est emmagasiné dans votre cerveau.

Il vous suffit de demander à votre inconscient de vous aider, de vous servir, et il OBÉIRA, parce qu’il est PROGRAMMÉ pour cela.

 

Alors, pour commencer à décider, il est important de se poser certaines questions :

  1. Quelles sont mes croyances ?
  2. D’où viennent-elles ?
  3. Dans quoi m’entraînent-elles ?
  4. De quoi me détournent-elles ?
  5. Comment me limitent-elles ?
  6. Est-ce qu’elles sont utiles ?
  7. Ai-je envie de les changer ?

 

Les moyens de reprendre le contrôle

  • DECIDER que vous pouvez changer votre vision des choses.
  • APPRENDRE et connaître de nouvelles choses
  • S’APPUYER sur des résultats antérieurs : si vous avez réussi une fois, vous pouvez le refaire.
  • VISUALISER avec enthousiasme : cela permet de créer de nouveaux chemins neuronaux qui facilite la réalisation.

Prenez l’habitude de penser à vous dans un futur empli de réussite.

Vous savez le faire et vous l’avez déjà fait.

Car souvenez-vous : le cerveau ne fait AUCUNE DIFFERENCE entre la réalité et l’illusion.

Vous pouvez reprendre le contrôle simplement grâce à :

  • L’attitude, la posture
  • Les mots
  • Votre façon de penser
  • La définition la plus précise possible de ce que vous voulez
  • Vos objectifs (pensés, réfléchis, organisés)
  • Votre plan d’action

Et en concevant le plan d’action qui tient compte de vos ressources et de vos freins, pour être sûrs de réussir.

Pour beaucoup d’entre vous cela paraît totalement irréaliste, tout au fond du trou que vous pouvez être…

Et pourtant, si ça a marché pour moi alors que c’était loin d’être gagné (cumul de croyances négatives + peurs chroniques + incapacité à se projeter : je n’aurais jamais cru que j’allais kiffer ma life comme aujourd’hui, je vous le garantis).

Rejoignez les La méthode Procédis – Expertise et accompagnements, ou faites un bilan de compétences.

Venez muscler cette capacité naturelle que vous n’avez peut-être jamais vraiment explorer : la résilience et la réussite.

Vous me trouverez là.

Et regardez, pour eux non plus, cela ne semblait pas évident au départ. Regardez ce qu’ils en pensent ici.

 

A très vite.

Emmanuelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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