Comment commencer enfin à reprendre le contrôle de ses journées

Blog Procédis

Vous trouvez difficile de tenir l’ensemble de vos engagements de gestion du temps au travail ?

 

Soyez rassurés, c’est pour tout le monde pareil…

 

Alors, oui, c’est une question de volonté et d’organisation… Mais pas seulement…

 

C’est aussi à cause du fonctionnement de notre cerveau.

 

 

S’il n’était pas câblé depuis l’apparition de l’homme sur terre pour maintenir notre esprit en mode « Attention danger » en permanence, ce serait bien plus facile.

Parce que nous continuons à fonctionner comme le faisait notre pépé Cro Magnon.

Il évoluait toujours en zone hostile, truffée de bêtes féroces embusquées dans le buisson d’à côté, prêtes à le dévorer à la première occasion.

Notre cerveau est un organe extraordinaire, et bien que la comparaison soit un peu simpliste, je vais faire le parallèle avec le fonctionnement d’une entreprise, ou d’un aéroport.

 

Très bien rodée, c’est une structure dotée de 100 milliards de collaborateurs :

Les neurones, super bien organisés et hyper efficaces.

Ces collaborateurs, qui ont chacun leur spécialité, travaillent main dans la main en parfaite cohésion avec d’autres équipes de neurones.

Par exemple :

Si vous ne savez pas où vous avez mis le dossier X ou Y, que vous savez que c’est une chemise à élastiques et qu’elle est rouge, ce sont les neurones en charge de la détection de la couleur rouge qui vont travailler.

C’est génial, parce qu’ils vous simplifient la vie, ils prennent le raccourci « rouge » et vont se mettre en alerte pour détecter la couleur rouge partout autour de vous.

Et comme ils savent que c’est aussi une chemise à élastiques, Ils vont checker tout ce qui est rouge dans votre environnement de travail, et qui ressemble à une chemise à élastiques.

Comme les chiens entraînés à identifier des odeurs d’explosifs, ils se focalisent sur leur sujet et ne se laissent pas distraire.

Si vous savez que vous l’avez mis quelque part dans votre bureau, au bout d’un moment, vous allez la retrouver votre chemise rouge à élastiques.

 

Sauf si le dossier est vert, ou qu’il est rangé ailleurs, mais ça, c’est une autre histoire.

Ce sont également plusieurs équipes de neurones qui nous permettent de rentrer chez nous au volant de notre voiture sans encombre, Et ce, même si l’on n’est pas du tout concentrés sur la conduite et qu’on pense à tout ce qu’on a à faire en rentrant…

Donc, en principe, cela marche donc super bien, et nous facilite bien la vie.

Nous faciliter la vie au quotidien…

Ce fonctionnement hyper élaboré présente la particularité de créer des habitudes.

Comme celle de se brosser les dents avant de partir travailler par exemple.

Et le matin,  je ne pense pas que vous pensiez délibérément :

« Tiens, il est 7h28, je vais prendre 3 minutes 58 pour me brosser les dents. Puis je vais mettre mes chaussures et mon manteau. Pour finalement prendre mon sac, ouvrir et fermer la porte d’entrée.

Ensuite, je me dirigerai vers ma voiture, y monterai, démarrerai et me rendrai sur mon lieu de travail. Et là, je passerai une merveilleuse journée avec mon dossier rouge à élastiques.

J’ouvrirai ce dernier à 8 heures 44.

Je consacrerai ensuite 44 minutes à la résolution de la problématique de la question de Monsieur Faukonyaka.

Elle est mentionnée au paragraphe 8 alinéa 2 de la deuxième partie de la page 22.  Comme toujours, je mettrai environ 10 minutes à résoudre le problème».

On est bien d’accord ? Cela ne se passe pas comme ça chez vous…

Ben oui, je sais.

Et comme je suis une femme, les images qui me viennent sont plutôt celles-ci :

  • Vous finissez rapidement votre café,
  • Vous déposez machinalement la tasse,
  • Vous vous dépêchez d’aller à la salle de bains,
  • En chemin, vous consultez éventuellement vos mails sur votre smartphone,
  • Vous hurlez à votre ado de 15 ans de se dépêcher de s’habiller parce qu’il va rater le bus,
  • Vous rangez 2 ou 3 vêtements qui traînent,
  • Vous commencez à vous brosser les dents en réalisant qu’il n’y a presque plus de dentifrice,
  • Vous pestez après celui ou celle qui n’a pas pris soin de vous dire qu’il n’y en avait plus (ou vous vous dire qu’il peut lui aussi aller en acheter, m… quoi !),
  • Vous en profitez pour faire un petit détour vers le poids de la charge mentale des femmes…

Et puis, pouf !  Vous êtes au volant de votre voiture sur la route du boulot, en passant à tout ce que vous allez devoir faire … Tout en réalisant éventuellement horrifiée que vous avez oublié de vous mettre du mascara… Et que vous n’en n’avez pas au bureau !

Bref, tout ça pour dire qu’il y a un maximum de gestes du quotidien que vous réalisez sans y penser une seule seconde…

Vous les faites machinalement parce que vos plus précieux collaborateurs au quotidien, les neurones, font le boulot depuis toujours…

En général, c’est donc pour votre bien, pour nous alléger la charge .

 Oui je sais, je suis très drôle… « Alléger la charge »,  ah ah ah, c’est rigolo …

Mais restons sérieux quelques instants je vous prie…

Parfois c’est une question de survie, fût-elle symbolique, pour nous, citoyens de sociétés industrialisées et prospères.

Un exemple : supposons qu’il est presque midi et tout à coup, vous sentez votre ventre qui gargouille… Vous réalisez alors que vous avez faim et qu’il est bientôt l’heure de déjeuner.

Et hop, sans même vous en rendre compte, vous vous désintéressez momentanément de ce que vous étiez en train de faire, pour penser à votre prochain repas. Et là, vous réfléchissez à vos options : le lieu à choisir, le choix du menu, les personnes avec qui vous avez envie de passer ce moment… ou pas.

Je ne vous fais pas de dessin, je suis certaine que vous visualisez parfaitement la scène, et le temps que vous pouvez consacrer à y penser.

Avec toutes les peines du monde pour vous concentrer à nouveau sur votre tâche initiale.

Ces neurones hyper zélés !

Et d’ailleurs, de fil en aiguille, cela va sans doute vous pousser à penser aux courses à faire pour la maison, ou à la décision que vous avez prise à la rentrée d’arrêter de manger des trucs relou au bureau…

Donc, même qu’il n’y a pas péril en la demeure, vos collaborateurs neurones vont vous alerter sur un truc qui n’est absolument pas vital…

 

Et c’est parti sur le développement exponentiel des fuites de temps au quotidien.

Certains neurones, brillants collaborateurs du service « dépendance sociale », vont vous alerter au moindre signal sonore ou visuel émis par notre smartphone (ou mail-réseau sociaux ou autres…).

Et là, que faites-vous, aussitôt ?

Vous consultez (rapidement me dites-vous) votre téléphone.

Bien souvent, l’information est sans intérêt majeur.

Et vous réaliserez, peut-être un peu déçus, (ou rassurés, ça dépend…) qu’il ne s’agit que d’une pub pour les chaussures en promo chez « tropcoolmavieensneacker.com ».

Pourtant, détourner votre attention de ce que vous étiez en train de faire pour consulter votre téléphone vous aura pris en moyenne 64 secondes (étude de la chercheure Gloria Mark de l’université de Californie).

Là, c’est le téléphone, mais ce sera la même chose avec les bruits de voix dans le couloir, Ou le bruit de la pluie sur les vitres qui vous fait penser qu’il faudra acheter un nouveau manteau pour l’hiver…

 

Ces interruptions quotidiennes se multiplient à l’infini au cours de la journée.

 

C’est pour cela que vous finissez votre journée de travail totalement exsangues.

Et vous vous retrouvez sur la morne route du retour à la maison, en ayant eu l’impression de ne pas faire le quart du tiers de tout ce que vous auriez dû faire !!

 

Bon, OK, super, mais on fait quoi maintenant ?

 

Et bien on reprend les manettes de ces petits neurones qui n’en font parfois qu’à leur tête.

 

En effet, vous êtes la seule personne susceptible de restaurer votre attention.

Mais on ne vous l’a sans doute jamais dit.

 

Et on vous a encore moins montré comment faire.

 

Les neurones sont de supers collaborateurs, mais, si vous les laissez livrés à eux-mêmes tout le temps, ils ne vont pas être en mesure de distinguer ce qui est véritablement bien pour vous.

 

Ils se contentent d’exécuter un schéma de fonctionnement, et peu importe si cela vous est VERITABLEMENT utile ou non.

A ce jour, leur seule mission est de réagir à la moindre sollicitation et de se mettre à travailler, parce que finalement, ils sont « câblés » comme ça depuis toujours.

On ne leur a jamais demander de faire preuve de discernement… C’est plutôt à vous de le faire ça, c’est vous le boss.

 

Mais à présent, it’s time de reprendre les manettes…

 

Dans un premier temps, vous pouvez faire un truc pas du tout glamour, mais qui MARCHE A CHAQUE FOIS ;

Vous écarter de la tentation !

 

Si vous avez tendance à papoter avec les collègues, mettez-vous dans un endroit où vous ne verrez personne le temps de faire ce que vous avez à faire.

Si vous avez tendance à vous laisser distraire par les notifications, supprimez-les, le temps de faire ce que vous avez à faire.

Si vous n’aimez pas la tâche que vous avez à faire, gardez à l’esprit qu’il y a toujours un paquet de neurones dédiés à cette tâche. C’est ainsi qu’une fois lancés, vous parviendrez à réaliser cette tâche.

Une autre clé : celle du temps que vous pouvez y consacrer.

Si vous savez que la tâche est longue ou pénible, décidez d’un temps très réduit à y consacrer, pour en faire au moins un peu.

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point c’est puissant. Une fois lancés, je vous parie que les neurones en charge de cette tâche vont vous pousser à aller plus loin. Ca marche A TOUS LES COUPS.

Il faut juste le faire.

C’est le seul moment où la volonté entre en jeu.

Pour le reste, ce ne sont que des automatismes.

Alors petit défi  :

Réfléchissez à une tâche que vous avez à faire demain.

Oui, enfin, ne réfléchissez pas trop quand-même, prenez la première qui vous passe par la tête. Si vous y pensez, c’est qu’elle vous préoccupe.

Dites-vous clairement : je vais le faire pendant au minimum 10 minutes sans faire autre chose.

Le cerveau a besoin que l’on cadre ses activités.

Coupez téléphone et notifications.

Fermez la porte ou placez-vous en un endroit où on ne vous dérangera pas.

Et surtout : COMMENCEZ.

Même si vous n’avez pas tout ce qu’il vous faut.

Juste ça : démarrez.

Vous ne pouvez pas savoir à quel point c’est puissant.

La machinerie neuronale dédiée à la résolution de problème va se mettre en marche.

Je sais que ce que je viens de vous dire vous semble totalement absurde, et vous vous dites que cela ne risque pas de marcher.

Ben oui, après tout, je ne peux pas comprendre ce que vous vivez, je suis ni dans votre tête, ni dans votre quotidien…

Et bien j’ai une très bonne nouvelle pour vous

Vous êtes comme les autres.

Et les chercheurs qui se sont penchés sur la question ont trouvé des solutions pour « hacker » vos fonctionnements néfastes.

Et ça marche à tous les coups!

Je vous aide quand vous voulez, mais commencez par faire un premier pas :

Essayez de faire différemment de ce que vous faites déjà.

Parce que « faire plus de la même chose produit plus du même résultats ».

 

L’attention et la concentration sont des compétences et vous pouvez les muscler.

 

La seule incertitude, c’est : parviendrez vous à vous y mettre ?

 

Rejoignez les Ateliers du Mieux Changer. Pour en savoir plus, c’est ici … Ou

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