Concentration : vous reprendrez bien un peu de vert ?

Blog Procédis
Par Emmanuelle Momboisse, le 13 mai 2019 • Articles "Efficacité"

Méditation, relaxation, hypnose, sophrologie, EMDR, EFT…

On ne compte plus les publications, témoignages et démonstrations du mérite de ces pratiques.

Ce sont les valeurs devenues sûres pour atténuer le stress de nos trépidantes vies urbaines.

Les pratiquants experts ou amateurs louent leur efficacité, et elles sont aujourd’hui consacrées par les neurosciences.

Leurs effets sont incroyables :

  • Diminution de l’anxiété,
  • Contribution au calme mental,
  • Augmentation de l’attention et des performances cognitives, f
  • Aide à la gestion des émotions (donc du stress),
  • Développement de la créativité.

Eles augmenteraient même l’immunité selon certaines recherches récentes.

Waouh non ?

Et pourtant, si ces pratiques et méthodes ont le vent en poupe, on est loin de la pratique universelle.

Comme je suis sollicitée pour aider à résoudre des problématiques organisationnelles, je parle régulièrement des effets positifs de ces pratiques sur la gestion du temps et du stress.

Rapports et études de psychologie et de neurosciences en mains, j’invite mes interlocuteurs à expérimenter leurs bienfaits.

De nature pressée et impatiente, je pratique la respiration cohérence cardiaque. Je témoigne donc de ses effets positifs, en particulier sur le sommeil et la gestion des émotions.

Ce qui, au quotidien, me semble déjà très bien… Pour l’immunité, le temps me le dira.

Pourtant, si mes interlocuteurs « entendent » les bienfaits de ces pratiques, rares sont ceux qui passent à l’action de « s’arrêter pour gagner du temps ».

Oui, je sais, ça paraît bizarre, mais en réalité, ce n’est pas la pratique elle-même qui pose problème, c’est le fait de faire le premier pas… et de continuer.

Pourquoi est-ce si difficile de se poser pour gagner en efficacité ?

Je pense qu’il s’agit en premier lieu de franchir les barrages mis en place par nos habitudes. Impossible de prendre du temps pour une action « improductive » (du moins en apparence).

S’arrêter alors qu’on manque de temps ? Ben voyons !

Cela semble tellement contradictoire !

Et en plus, faire des efforts pour se relaxer n’est pas très vendeur aux yeux de notre cerveau : il n’aime pas les contradictions.

Un adage zen dit pourtant « Si tu as le temps, médite un quart d’heure par jour. Si tu n’as pas le temps, médite deux fois plus ».

La première fois que j’ai entendu cela, je n’ai pas douté une seule seconde de son bien fondé. Mais alors, pour la mise en pratique, ça, c’est autre chose.

D’abord, parce que c’est une démarche à laquelle nous ne sommes pas du tout habitués.Ce qui en soi, n’est pas un problème, car il suffit de « s’y mettre ». Mais au départ, ça demande préparation…

Surtout parce que 10 minutes de « rien », ça n’existe pas dans certaines journées

Certaines personnes ont des emplois du temps de folie, vraiment. Elles n’ont clairement pas de prise sur leur quotidien. Sur le pont du lever au coucher, elles ne parviennent pas à faire de pause. Même avec une alarme pour s’y obliger, une autre alarme sonne dans l’intervalle et les oblige à repartir au front (littéralement).

Ce qui signifie que pour eux en particulier, il va falloir prévoir une progression échelonnée.

Respecter les étapes semble une bonne chose avant de passer au statut de petit Boudha.

Alors commençons par un petit truc tout simple

La communauté scientifique s’intéresse aux effets de la nature sur le cerveau depuis de nombreuses décennies*. Des études successives ont démontré la puissance des bienfaits des espaces naturels sur notre cerveau.

Par exemple, 1 heure 30 de ballade en pleine nature provoque « d’innombrables bienfaits, dont celui de protéger de la dépression et des troubles anxieux. Car elle permet de réduire l’activité de la zone cérébrale associée à la réflexion et à la rumination ».

Plutôt pas mal quand on sait que l’anxiété (et le stress qui en découle) est la mère de quasiment tous nos maux…

Rien ne vaut donc une bonne ballade en pleine nature …

Oui mais, pour ceux qui ne peuvent s’arrêter 5 minutes pour respirer, 1H30 en forêt, c’est mort!

Mon plan B

Et si cette dernière proposition vous paraît insurmontable, je ne peux, hélas, plus rien pour vous.

C’est tout bête : contentez-vous de regarder une photo d’espace naturel, ça marche aussi.

La recherche (oui, encore elle, je sais, c’est pénible), a des conclusion tout à fait étonnantes.

La simple vue d’un paysage naturel, sur une photographie ou par la fenêtre, apaise et suscite un sentiment de bien-être.

Alors que la vue d’un paysage urbain active les zones cérébrales de l’anxiété.

Donc, si vous n’avez pas de platane ou de géranium à portée de fenêtre au bureau, placez dans votre champ de vision la photo d’un paysage naturel.

Regardez le pendant 1 minute 30.

Faites-le régulièrement, je dirais même plus machinalement si vous préférez, et ce, plusieurs fois par jour.

Vous pourriez être impressionnés par les résultats.

Pour la majorité d’entre vous, ne me dites pas que vous n’avez pas 1 minutes 30 devant vous.

Cela ne tient pas debout : c’est à peine le temps qu’il vous faut pour saisir votre smartphone et consulter vos appels, mails, SMS ou réseaux sociaux…

Imaginez-vous que c’est une notification de plus que vous consultez, sauf que ses effets positifs sont bien supérieurs à celui engendré par un mail portant pour objet « Re : Re : Re : Re : Re : Re : Re : appel insatisfaction client du 10 courant »…

Si vous voulez enfin trouver la sérénité qui vous manque dans un univers professionnel ultra exigent, rejoignez les Ateliers du Mieux Travailler ici.

(cf dossier Cerveau & Psycho Mai 2019 « les bonnes ondes de la nature » p. 45 à 50).

 

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