Une clé pour gagner du temps  

Blog Procédis
Par Emmanuelle Momboisse, le 13 mai 2019 • Articles "Efficacité"

Quand je dis poubelles, je ne pense pas à nos bons vieux déchets ménagers.

Je pensais plutôt aux poubelles mentales.

Quand les avez-vous sorties pour la dernière fois ?

Les poubelles mentales, ce sont les soucis auxquels nous pensons tout le temps. On les appelle aussi « ruminations internes ». Ce sont des pensées négatives qui tournent en boucle dans nos têtes, nous perturbent et réduisent notre efficacité. Evidemment, nous pensons aussi à des trucs sympas. Mais en général, ils sont vite chassés par moins agréable.

Et ça, c’est encore un coup de notre cerveau. Il est programmé depuis toujours pour nous protéger en nous poussant à anticiper les dangers.

Penser au négatif, c’est pour mieux nous tenir en alerte. Sauf que cette alerte est totalement inefficace, si on ne fait rien pour changer.

C’est pour cela que l’on a tendance à focaliser notre attention sur les « mauvaises nouvelles » du quotidien. Un peu ça va, cela nous permet d’être vigilants, mais l’excès de ruminations peut nous maintenir dans un état de stress permanent.

Et ça, ce n’est pas bon du tout.

Cela nous fait perdre beaucoup de temps

Parce que la pollution mentale ne facilite pas l’efficacité

Or, chers amis, quoi que vous vous imaginiez à ce sujet, nous sommes incapables de faire plusieurs choses simultanément. En fait, notre cerveau séquence nos actions, en fonction des pensées qui nous traversent.

Ces pensées surgissent le plus souvent de manière automatique et il est extrêmement difficile d’en avoir la maîtrise sur le moment. Elles sont le fruit de notre interprétation incontrôlée de toutes les informations que le cerveau capte à tout moment.

Donc, pour revenir à nos moutons, si vous voulez gagner du temps, vous DEVEZ faire le grand ménage là-haut. Débarrassez-vous de l’accumulation des poubelles mentales.

Faute de cette hygiène mentale, elles s’entassent, s’encrassent et vous fatiguent jour après jour. Et vous risquez de vous rendre malades.

Car trop penser nuit :

Temps qui passe vite, accidents de la vie, crise, chômage, maladie qui rôde, impôts qui augmentent, pensions qui baissent…

Ce sont autant de freins qui réduisent notre efficacité.

Il convient donc d’apprendre à gérer ces pensées négatives.

La première étape  : reconnaître les différents déchets mentaux

Pour cela, je vous invite à écrire ce que vous ruminez. Oui, j’ai bien dit « écrire ».

Là, je vous vois d’ici : « waouh, c’est quoi cette idée débile, comme si je n’avais que ça à faire, et comme si écrire allait tout solutionner ! ».

Je ne dis pas que cela va tout résoudre. Je vous dis qu’écrire ce à quoi vous pensez va vous aider à identifier les polluants mentaux. Et je vous garantis que le nombre de trucs qui vous pourrissent la vie, juste en y pensant, est considérable.

Donc écrire est un geste d’entretien. C’est  un peu comme si vous mettiez votre benne à ordures sur le trottoir en bas de chez vous.

L’écriture permet de rendre tangible quelque chose de totalement immatériel.

Vous sortez donc vos poubelles (les pensées négatives) de votre esprit pour les mettre en mots sur le papier.

Une fois que vous avez écrit tout ça, interrogez-vous et identifiez les émotions associées à chaque point. Qu’est ce qui est le plus marquant ? Le stress, le découragement, la fatigue, la frustration, la honte …?

Deuxième étape : le tri

Vous allez à présent vous demander ce qui est réel ou pas.

Par exemple, si vous pensez au pire du pire, ce n’est pas réel, dans le sens où cela ne s’est pas réalisé. Sinon, vous ne seriez pas en train de lire cet article.

Si c’est réaliste, en revanche, cette étape permet d’orienter (sur la voie du recyclage) cette pensée poubelle « imaginer le pire » et voir de quelle manière vous pouvez modifier ce risque.

La troisième étape : le recyclage

Elle consiste à les transformer, avec l’objectif d’imaginer une seconde vie à ces pensées (si le pire du pire arrive : quels sont les moyens de s’en sortir ?).

Je ne sais pas si vous vous êtes déjà intéressés à la question, mais il s’avère que l’on peut quasiment tout transformer.

En panne d’inspiration ? Alors lisez bien :

Dernière étape : valoriser

Arrêtez de ruminer. Allez demander de l’aide à ceux qui ont les clés pour vous aider. Les autres, ne les embêtez pas avec ça, ils sont eux aussi assez à penser, n’en rajoutez pas.

Partez à la rencontre de ceux qui ont transformé leurs poubelles mentales en pensées utiles, ou en l’art subtil du lâcher prise.

ll y a forcément non loin de vous quelqu’un qui peut vous aider (collègue, service des ressources humaines, ami.e, psy, coach, centre de bilan de compétences, groupes de parole, associations d’aide, assistants sociaux etc…).

Pourquoi rechercher de l’aide à l’extérieur ?

Parce de nombreuses personnes sont déjà passées par là et ont résolu ainsi leurs difficultés. Alors si ça marche pour eux, pourquoi ça ne marcherait pas pour vous ? D’autres en ont fait leur métier et disposent de nombreuses compétences qui peuvent vous être utiles.

Leur avez-vous demandé ? Non ?

Alors faites-le : cherchez à comprendre comment ça marche ! Et persévérez dans cette démarche, il y a forcément quelqu’un qui a vu « l’homme, qui a vu l’homme qui a vu l’ours … Et qui n’a pas eu peur !».

Et ensuite, le final : adaptez la technique, et expérimentez, entraînez-vous !

Même si vous avez l’impression que c’est une perte de temps (et d’ailleurs, surtout si vous pensez que c’est une perte de temps). Si vous n’y allez pas, vous ne saurez jamais, vous allez continuer à gamberger, et la sanction pourra être sans appel.  Parce que les pensées négatives sont un poison mortel à émission lente.

Et pourtant, vous « savez » aller vers les autres, car depuis toujours vous êtes « sortis » de votre cerveau, pour apprendre.

Grâce aux autres, vous avez appris à :

  • Marcher,
  • Lire et compter (au moins un peu quand-même),
  • Faire du sport,
  • Bricoler,
  • Conduire,
  • Peindre ou faire de la musique,
  • Danser…

Et au début, c’était toujours difficile, et puis vous avez réussi.

On vous a montré, vous avez appris et mis en pratique,.

Vous avez peut-être stressé, eu peur ou raté. Et ce n’est qu’après avoir fait et refait que vous avez réussi ! (Oui, bon, pour le café, personnellement ça me demande toujours des efforts, on ne peut pas être bon partout ).

Parce qu’apprendre des autres fait partie de l’évolution humaine.

Tant mieux, parce que pour se maintenir à flot plus tard, vous aurez encore à apprendre de nouvelles compétences pour garder vos jobs.

Alors ouste : allez chercher vos poubelles mentales. Et après les avoir vidées, recyclez-les. C’est bon pour vous comme pour vos proches et les autres.

Et si vous voulez un coup de main pour faire le tri, je suis là :-). Rejoignez les Ateliers du Mieux Travailler ici, il y a des formations pour vous. Demandez le catalogue ici.

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